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Samedi 22 juillet 2017 : AINA Enfance et Avenir gagne la 2e étape, Tales II remporte l'épreuve

A 3h37, ce jeudi, AINA Enfance et Avenir a franchi la ligne d'arrivée de la deuxième étape des Sables – Horta, s'octroyant ainsi une jolie première place à l'issue d'une course menée tambours battants. La paire Aymeric Chappellier - Arthur Le Vaillant, dont la monture a été mise à l'eau il y a à peine plus d'un mois, a réussi à tenir tête aux deux plus redoutables clients du circuit des Class40, en l'occurrence Tales II et Imerys. Ces deux-là se sont, pour leur part, livrés un incroyable duel jusque dans les derniers milles pour la victoire au classement général. Au final, avec une avance de 13 petites minutes seulement, ce sont les Espagnols Pablo Santurde del Arco et Gonzalo Botin qui l'emportent, même s'ils laissent échapper la deuxième place de la manche retour au duo Phil Sharp – Adrien Hardy, revenu du diable Vauvert après un début de course chaotique dans la molle, au large des Açores.
© Christophe Favreau
Le suspense aura donc duré jusqu’au bout. A l’arrivée, le tiercé gagnant de la deuxième étape est, dans l’ordre, AINA Enfance et Avenir, Imerys et Tales II. Les écarts ? Infimes. Jugez plutôt : seulement 14 minutes entre les deux premiers et à peine plus de trois quarts d’heures entre le vainqueur et le troisième. « C’est une victoire un peu inattendue », a commenté Aymeric Chappellier à son arrivée à Port Olona. Le Rochelais ne s’attendait pas à une telle performance, un mois seulement après la mise à l’eau de sa nouvelle monture (un Mach40.3), logiquement encore loin d’être complètement validée et fiabilisée. « Nicolas Groleau, le PDG du chantier JPS, m’a dit « en général, c’est toujours les bonhommes qui lâchent avant le bateau ». J’ai écouté et je n’ai pas lâché ! », s’est amusé Aymeric. Huitièmes de la première étape, lui et son acolyte, Arthur Le Vaillant, avaient rencontrés quelques petits pépins techniques liés à la jeunesse de leur bateau. Lors de cette manche retour, ils sont pu davantage exploiter tout le potentiel de leur machine et naviguer pied au plancher.  

Un finish palpitant

« Nous avons été très rapides au reaching. Plus rapides même que les Espagnols dont le bateau est une référence à cette allure », a détaillé le skipper d’AINA Enfance et Avenir qui a parfaitement bien tiré son épingle du jeu tout au long des 1 270 milles du parcours, à la fois en vitesse pure, on l’a dit, mais aussi au tout début, dans les petits airs en quittant l’archipel des Açores. A l’arrivée, le duo a devancé d’un rien Imerys qui, pour sa part, a largement manqué de réussite dans les premiers milles avant de revenir comme une balle lors des 36 dernières heures de course. « Jusqu’au bout, on a espéré doubler Tales II », a avoué Phil Sharp, impressionnant d’aisance au portant lors de la dernière journée de course. « Au bout du compte, ça s’est joué à peu de choses ». C’est un fait. Une fois la ligne franchie, le skipper a patienté, montre en main, pour connaitre le verdict. Pablo Santurde del Arco et Gonzalo Botin, les vainqueurs de la première manche, devaient terminer au moins 43 minutes et 40 secondes (leur avance à l’issue de la première étape) après lui pour qu’il puisse l’emporter. Le hic (pour lui), c’est que seules 30 minutes ont finalement séparé les deux bateaux ce matin.

Treize petites minutes

« Les Espagnols gagnent l’épreuve au général avec 13 minutes d’avance. C’est un écart ridicule mais c’est comme ça. Ils ont vraiment fait une très belle course », a commenté le navigateur Britannique, bon joueur, mais un peu déçu malgré tout d’avoir été confronté à des soucis de spi. Le duo de Tales II, lui, a géré au mieux des problèmes d’électronique et d’informatiques survenus dans les derniers milles, mais surtout tous les coups qu’il a fallu jouer entre Horta et les Sables, ne commettant que très peu d’erreurs. Il n’a cependant appris qu’une fois la ligne franchie et l’arrivée du jaugeur à bord pour le déplombage du moteur, que la victoire était à lui. « Cette victoire fait plaisir, c’est sûr. Quand Imerys nous a doublé, hier, on a eu un moment un peu difficile. Ça a été un peu stressant mais à présent, nous pouvons nous relaxer et savourer. Pour, nous c’est aussi une belle revanche après notre abandon en 2011 », a indiqué Pablo Santurde qui, non seulement conjure le sort, mais en plus termine de la plus belle des manières son histoire et celle de Gonzalo avec Tales II, ce Proto40 étant désormais vendu.