NOUVELLES DE BORD DU 30 JUIN

Message de Jonas Gerckens (Volvo)

« Salut la terre,

Enfin des news. Désolé pour le retard à l’allumage !

L’option n°1, suivre à distance Belgique-Portugal : réussie

L’option n°2, être au contact des copains : ratée

L’option n°3 : croire en l’option nord : en cours de réflexion !


Sinon, ça va bien à bord. La réparation de notre grand spi déchiré sur 10 mètres a été un succès (merci la pétole!). Pour le reste, on découvre encore le bateau. On essaye de trouver la sortie de cette dorsale, en espérant que le sud prendra bien son temps pour en sortir.

On espère être au contact de nos amis Italiens (158 et 156) pour le 1/4 de final de l’Euro. »

Message de Stan Thuret (Everial)

« Mandela disait, soit on gagne, soit on apprend. On sait où on doit aller, mais ça ne passe pas pour nous. On a tout tenté. On s’est fait un petit décalage au nord pour aller dans un endroit où il y avait normalement moins de longueur pour traverser la petite bulle. On n’a pas eu trop de chance dans les nuages, pourtant on a toujours eu la bonne voile. C’est systématiquement reparti par en-dessous. On s’est fait un petit peu fait avoir, mais la route est longue. Une chose est sûre : Horta se mérite ! Ce sera un peu frustrant de faire encore cinq jours de près pour aller là-bas et ne pas s’y arrêter. Il n’y a pas grand-chose à raconter si ce n’est qu’on essaie de jouer les petites variations de vent. Ça va revenir !

Message d’Emmanuel Le Roch (Edenred)

« Après 36 bonnes heures qui nous ont permis de nous refaire au classement, on avance plus lentement aujourd’hui, avec encore un passage à niveau qu’il va falloir négocier au mieux pour ne pas y rester trop longtemps. Ça glisse bien, le nouvel Edenred nous l’a bien montré. On trouve peu à peu quelques manettes, mais le chemin reste encore long et la job-list en est déjà à sa seconde page ! Voilà pour ce jour, qui devrait être dur pour nos nerfs ! »

Message d’Ambrogio Beccaria (Crédit Mutuel)

« Tout se passe très bien à bord de Crédit Mutuel. Nous avons passé le cap Finisterre où nous avons croisé un groupe de plusieurs baleines. Le vent a été beaucoup plus fort que sur les fichiers météo, mais il est resté très maniable : pas plus de 18 nœuds. A présent, on vise la dorsale et on espère ne pas rester collé dedans trop longtemps. Même si le départ a été très compliqué pour nous, nous sommes bien concentrés et motivés pour retourner dans le match. Les prochains jours vont être assez durs. Du coup, on essaye de d’emmagasiner le plus d’énergie possible pour la suite. »

158 LIPINSKI Ian – BACCARIA Ambrogio – CREDIT MUTUEL

Message d’Antoine Carpentier (Redman)

« On a comme une piqure de rappel : ambiance pas de vent, comme notre première nuit en mer. On navigue à vue avec Project Rescue Ocean. Axel et Fred sont devant. Un coup, on les voit s’éloigner, un coup, on se rapproche d’eux. On avance au gré des nuages. Hier matin, après notre nuit rock-and-roll, on s’est rendu-compte que notre moteur avait bougé sur ses silent blocs, et que nous avions une fuite, voire une petite voie d’eau par le presse-étoupe (endroit par lequel l’arbre d’hélice sort de vers l’extérieur du bateau). On a dû vider 50 litres d’eau en seulement quelques heures ! On a essayé de limiter la fuite, ce qu’on a réussi à faire, mais voilà, dès que nous allumons le moteur pour recharger les batteries, la fuite recommence… Ça va être bien pénible cette course. On va passer notre temps à sortir des seaux d’eau du bateau ! Sinon à part ça, tout va bien à bord. On se repose. On a fait sécher le bateau, les bonshommes et les cirés aujourd’hui. On s’approche d’une zone avec encore moins de vent que ce que nous avons en ce moment. Derrière ce passage, a priori, on devrait récupérer du vent de sud. Les fichiers ne sont pas hyper encourageants. Nous devrions arriver à Horta samedi soir, voire dimanche matin. Ça va être dur d’entendre la musique et de ne pas pouvoir s’arrêter ! »

Message d’Hugo Feydit (Optimus Prime)

« Belle nuit à bord du 130 où on a pu se reposer un peu pour reprendre des forces afin d’attaquer le gros morceau du jour : le passage de la deuxième dorsale. Tout va bien à bord d’Optimus Prime, même si on a dû sortir la boîte à outils pour réparer le feu de mât et le winch de grand-voile. »

Message d’Axel Trehin (Project Rescue Ocean)

« Une journée quasi entière sous gennak en tribord amure, dans un vent toujours très instable, autant en force qu’en direction ! Il faut se battre pour essayer d’aller tout droit et adapter les réglages : choquer, border, dérouler et re-rouler la staysail. Remplir un ballast, un deuxième, tout vider et re-remplir, le tout dans 16 nœuds de vent devant un nuage. Et le matossage… ah ce matossage, un vrai bonheur ! La règle de base, quand on avance les poids dans la molle, c’est qu’à l’instant où l’on déplace le dernier sac, le vent rentre ou mollit et il faut recommencer ! On sent que l’on est sur un autre format que les entraînements à la journée ou la Normandy Channel Race : on en a du bazar à déplacer ! Pour ponctuer cette journée et être sûr de ne pas s’ennuyer, je me suis fait une petite ascension en tête de mât au milieu d’une sieste. Eh bien c’est quand même bien plus haut que le mât du Mini ! Heureusement que mon coach sportif m’a beaucoup poussé à faire de la Wing. Je suis content d’avoir du jus dans les bras. Fred, en revanche, confirme qu’il va sérieusement falloir penser à trouver une aile de 7m² pour intensifier la prépa physique ! »

Message d’Antoine Magré (E. Leclerc Ville La Grand)

« Nuit pas simple avec l’aérien de spare qui n’est pas méga fiable, et des grosses variations de direction de vent.  On a donc joué à « d’où vient le vent » une grosse partie de la nuit, avec un bord de spi de quelques heures qui n’était pas vraiment attendu au programme. Au final, pas mal de perte de temps, donc. Une perte qui devrait nous coûter cher au classement. On verra quand on récupèrera les positions. En attendant, on fait notre route et on essaie de profiter de tout ça ! » 

Message de Kévin Bloch (Legallais)


« Moi qui m’imaginais qu’en allant au sud je pourrais vous écrire ce mail en terrasse avec un petit café, le tout en admirant un beau lever de soleil… Rien de tout ça. Il fait tout gris, je suis assis par terre, emmitouflé dans mes manchons et mon bonnet, mais je vous rassure, j’ai bien un petit café dans les mains ! Sinon, tout va bien à bord. On file vers l’Espagne, à la poursuite de la meute, en espérant que ça bouchonne un peu à la douane. »

Message de Valentin Gautier (Banque du Léman) 

« On est au large du cap Finisterre. On a eu plutôt plus de vent que prévu cette nuit, mais en ce moment c’est sévèrement en train de mollir. Je pense que le pilote automatique sera bientôt incapable de barrer et que l’on va devoir prendre le relais. Le ciel est couvert et on est en train d’aborder ce passage de col barométrique et on a les yeux surtout bien rivés sur la suite des systèmes météo : plusieurs fronts, des dépressions et plusieurs petites dépressions secondaires. C’est encore un peu le bazar sur la route des Açores. On va donc essayer d’optimiser au mieux la trajectoire. »

Message de David Sineau (Crosscall)

« Après le rodéo, le calme, et ça risque de durer. Nous souffrons de ne pas avoir de grand gennaker à bord, et avons assisté, impuissants, au passage de Banque du Léman… juste après avoir appris l’élimination de la France de l’Euro par la Suisse : ça commence à bien faire ! A part ce désagrément, nous continuons de nous battre avec ce que nous avons, car il va falloir patienter encore avant de retrouver des vents plus soutenus. »

Message de Franz Bouvet (Yoda)
« Un peu de manœuvres, ce matin, pour récupérer le code 0 tombé à l’eau et la drisse en tête de mât, à cause de la rupture de la poulie de tête. Sinon, toujours pas de vent, pour l’instant. »

Message d’Anne Beaugé (Milaï)

« Tout va bien à bord. La petite flotte autour régate comme sur un speed-test à Lorient, sur une route parsemée de nuages qui se mêlent au jeu. Le plafond est bas, les pluies éparses et le vent faible fluctuant. Il ne faut pas oublier de faire la route. Noter pompe de ballast est plutôt morte que vive. Les Açores se méritent une fois encore ! On aimerait tant recevoir une bière (ou autre), jetée par-dessus bord au passage de la bouée à Horta… »