Aurélien Ducroz et David Sineau (Crosscall), 8e aux Sables

Aurélien Ducroz et David Sineau ont franchi la ligne d’arrivée de la 8e édition de la Les Sables – Horta – Les Sables en 8e position, ce dimanche 11 juillet à 6h 44min 35s (heure de Paris). Le duo de Crosscall a ainsi mis 13 jours 17 heures 23 minutes et 31 secondes pour boucler les 2 540 milles du parcours entre les Açores et la Vendée. Son écart au premier est de 2 jours 19 heures et 23 minutes. Son écart au précédent est de 9 heures et 23 minutes.

Aurélien Ducroz et David Sineau (Crosscall)

« Pendant la course, quasiment tous les jours on doublait notre temps de nav sur le bateau, puisqu’au départ on avait seulement fait un convoyage de deux jours et demi au moteur et le convoyage pour rejoindre Les Sables. On a eu du mal au départ parce qu’on est parti complètement cramé. On le savait mais on ne s’en rendait pas trop compte parce qu’on était dans l’excitation, mais au bout de deux jours ça a été dur. On était un peu déphasé. Quand ça a commencé à rentrer, ça a quand même été un petit dossier, mais on est hyper content et hyper fier. On a eu des bricoles, mais rien de grave du tout. On a quand même réussi à faire notre tour correctement. Il y a eu plein de moments où ça allait vite et le bateau était rapide. Après, ces bonnes phases se sont souvent mal terminées donc c’était un peu frustrant. Le pire, c’était à Horta. On est reparti la fleur au fusil un peu bêtement parce qu’on s’est foutu sous l’île, et on a perdu une demi-heure. Derrière, on s’est retrouvé dans une position impossible car l’anticyclone était dans notre nord-ouest. Pour le contourner, il aurait qu’on fasse demi-tour ! On a essayé d’y échapper mais il se déplaçait en diagonale, et il a fini par nous marcher dessus. On était vraiment dans une voie sans issue et on a compris que ça allait être super long. En plus, à ce moment-là, on a eu nos problèmes de safran. Globalement ça s’est toutefois bien passé et à l’arrivée, c’est mission accomplie. Si on avait fait un super résultat en ayant mis le bateau à l’eau seulement deux semaines avant le départ de la course, c’est qu’il y avait eu un bug quelque-part ! (Rires) La bonne nouvelle, c’est qu’on a toujours envie de partir ensemble sur la Transat Jacques Vabre ! (Rires) Au final, c’était chouette même si un nouveau bateau c’est hyper stressant. Le moindre bruit, le moindre truc fait cogiter. On écoute tout et ça fait flipper. Quand on a pris 30 nœuds au près, on s’est dit qu’on allait tout péter. En même temps, on se raisonnait en se disant « ok, le bateau est fait pour ça, et que ce n’est pas parce qu’il est jeune que la structure ne va pas tenir ». On a vu qu’il était très à l’aise et maintenant on a très envie d’en voir encore plus ! »