Ivica Kostelic et Hugo Feydit (Optimus Prime), 17e aux Sables

Ivica Kostelic et Hugo Feydit ont franchi la ligne d’arrivée de la 8e édition de la Les Sables – Horta – Les Sables en 17e position, ce lundi 12 juillet à 7h 19min 57s (heure de Paris). Le duo de Optimus Prime a ainsi mis 14 jours 18 heures 17 minutes et 57 secondes pour boucler les 2 540 milles du parcours entre les Açores et la Vendée. Son écart au premier est de 3 jours 19 heures et 58 minutes. Son écart au précédent est de 9 minutes.

Ivica Kostelic

« Ça a été une course intense et difficile. Quand on m’avait parlé de cette Les Sables – Horta, on m’avait vendu des conditions estivales, avec de longs bords de portant, un anticyclone des Açores bien calé… Au final, on a eu l’opposé avec des conditions presque hivernales, sept jours de près et trois passages de fronts rien que sur la première moitié de la course ! Heureusement, le retour a été plus plaisant mais, au final, j’ai trouvé que ça avait été dur. Je ne suis pas un skipper très expérimenté. C’était même ma première course océanique. Idem pour Hugo. On avait logiquement beaucoup de questions en tête en partant, et on a évidemment trouvé beaucoup de réponses lors de ces deux semaines de mer, mais il nous reste beaucoup à découvrir, même si ça nous a évidemment aidés à franchir une marche énorme. On ne pouvait pas espérer meilleur apprentissage. Ça a été un entraînement sur le plan mental, sur le plan météo, sur le plan technique… On a appris énormément sur le bateau, mais aussi sur les manœuvres. On a cassé quelques petites choses à bord et à présent, on va être plus vigilant les concernant. Ça a été une expérience à la fois riche et complète même si je m’étais plutôt imaginé une course moins engagée. Le match a été très serré à la fin avec un petit groupe de bateaux, et je suis un peu déçu d’avoir laissé passer trois bateaux dans les six dernières heures de course. Je pense que si les conditions avaient été plus légères, on aurait fait mieux en termes de résultat. J’ai fait une grosse erreur de choix de voile. Pendant une heure on a navigué mal toilés et cela nous a couté cher, mais si le niveau de la flotte avait été un peu moins élevé, sans doute cela n’aurait eu aucune conséquence. »