Jonas Gerckens et Benoît Hantzperg (Volvo), 6e aux Sables

Jonas Gerckens et Benoît Hantzperg ont franchi la ligne d’arrivée de la 8e édition de la Les Sables – Horta – Les Sables en 6e position, ce samedi 10 juillet à 8h 22min 05s (heure de Paris). Le duo de Volvo a ainsi mis 12 jours 19 heures 20 minutes et 05 secondes pour boucler les 2 540 milles du parcours entre les Açores et la Vendée. Son écart au premier est de 1 jour 21 heures et 34 minutes. Son écart au précédent est de 1 jour 5 heures et 37 minutes.

Jonas Gerckens et Benoît Hantzperg (Volvo) : «Notre but, sur cette Les Sables – Horta, c’était de roder le bateau qui n’avait, jusqu’alors que cinq jours de nav, et de prendre un peu nos marques à bord. On a commencé la course en déchirant notre spi puis en privilégiant l’option nord. Tout comme Banque du Léman et Crédit Mutuel, on a tiré la barre. Eux, ont viré juste après le grain et nous, on a un peu trainé. Le choix n’était pas judicieux. Clairement, ce n’était pas la bonne option. Si ça a mis un peu de suspense, ça n’en a pas mis longtemps, mais on n’a pas lâché le morceau. On était là aussi pour une qualification pour la Transat Jacques Vabre, pour tester le bateau dans toutes les conditions et c’est cool parce qu’elles sont été très variées sur l’ensemble de la course. On a remonté des bateaux step by step, on s’est concentré pour faire avancer la machine et surtout pour faire de belles trajectoires. Après la première dorsale, on a commencé à mieux naviguer et à faire de bons choix. On a trouvé la vitesse du bateau et on a passé des caps régulièrement. Le bateau est vraiment top. Il n’a pas trop limites. La limite c’est nous, finalement car quand il fait nuit, que le vent souffle à 25-30 nœuds sur une mer assez courte, que le bateau est sur la tranche et qu’il continue d’accélérer, on est tenté de choquer mais ça tient. On a perdu la girouette 48 heures avant d’arriver à Horta. On n’avait donc plus d’infos vent en arrivant aux Açores, et comme il faisait nuit noire, on n’avait plus de repères. On a navigué au compas. Des copains nous attendaient pour nous dire coucou, mais on ne les a pas vraiment vus car j’ai dû monter Ben en tête de mât pour récupérer l’aérien. On a fait en sorte d’essayer de perdre le moins possible sur Crosscall qui était passé une demi-heure avant nous à la bouée de Horta. Lors de la remontée, on a eu des conditions qui nous ont mieux convenu que la pétole. On a bourriné sur des bords de sangliers car le bateau accepte complètement ça. On s’en est donné à cœur joie, surtout qu’on savait qu’il fallait aller très vite pour ne pas se faire avaler pas la molle de l’anticyclone. On a fait notre trajectoire. On a essayé de faire un truc propre et notre dernier objectif a été d’arriver avant la marée basse. Je venais d’écouter des Podcasts qui parlaient de cuisine, de burgers…. Là, j’ai dit à Ben qu’il fallait qu’on rentre vite pour ne pas avoir à attendre devant l’entrée du chenal ! (Rires) Heureusement, le vent sur les derniers milles a été plus fort que prévu ! A l’arrivée le bateau est quasiment à 100%. Ça a été un premier galop d’essai très intéressant et très positif. On a pu tester énormément de choses et se rassurer. On a vu que plus il y a de la mer, plus le bateau est à l’aise, ce qui est très prometteur. En terminant 6e, on est à notre place. Les cinq qui finissent devant nous s’entraînent intensivement depuis des mois. C’est logique qu’ils soient devant. Maintenant, on sait quel niveau de jeu on doit atteindre pour batailler avec eux. »