La bataille se poursuit à tous les étages

164 GERCKENS Jonas – HANTZPERG Benoit – VOLVO

Alors que le podium est maintenant connu et que les cinq premiers ont désormais bouclé les 2 540 milles de cette 8e édition de la Les Sables – Horta – Les Sables, la bataille se poursuit pour les 15 duos toujours en mer. Et si Jonas Gerckens et Benoît Hantzperg (Volvo), binôme qui est attendu sur la ligne demain entre 8h et 10h est, sauf avarie, assuré de sa 6e place, l’ordre d’arrivée de ses poursuivants demeure plus incertain. Les tandems Olivier et Antoine Magré (E. Leclerc Ville La Grand), Aurélien Ducroz – David Sineau (Crosscall) et Sébastien Audigane – François Jambou (Entrepreneurs pour la Planète) se tiennent en moins de 40 milles à 350 milles du but, et leur fin de course laisse entrevoir de possibles retournements de situations. « La perspective d’une arrivée semée d’empannages et de molle n’est pas la plus réjouissante, mais on se motive pour être aux Sables pour l’apéro, dimanche en fin d’après-midi », a commenté Antoine Magré qui, pour l’heure, tient la corde dans ce petit groupe. « On garde un œil sur les copains qui ne sont pas loin derrière d’autant que, côté navigation, ce qui nous attend à l’approches des côtes vendéennes n’est pas simple. Les modèles ne sont pas tous d’accord, et ils collent de moins en moins avec ce qu’on observe sur l’eau. On va donc essayer de rester pragmatiques, sur une route rapprochante au maximum, avec du vent, on l’espère ! », a ajouté le marin.

Gérer au mieux la fatigue et les « bobos »

Difficile de prédire dans quelles conditions exactement vont se jouer les dernières longueurs pour ce petit groupe, mais aussi pour celui juste derrière, composé des binômes Pierre Casenave-Péré (Legallais), Stan Thuret – Roland Jourdain (Everial), Maxime Cauwe – Jules Bonnier (Avanade) puis Didier Le Vourc’h – Olivier Delrieu (Vicitan II). Tous se trouvent dans un mouchoir de poche (moins de 10 milles), et tous doivent gérer au mieux les petits « bobos » et la fatigue qui se sont cumulés à bord depuis douze jours. « On est clairement dans un mode « préservation » du bateau. Il ne nous reste qu’une seule drisse de tête pour pouvoir finir la course. On ne va pas chercher le vent fort pour pouvoir continuer à avoir le spi max en tête de mât. C’est un peu dur de ne plus pouvoir être à 100% ; mais on reste motivé pour arriver le plus vite possible surtout qu’on commence à rêver de pizza ! », a avoué Maxime Cauwe. Pour l’heure, lui et ses adversaires continuent de profiter d’un flux de nord-ouest d’une grosse quinzaine de nœuds qui leur permet à la fois de faire route directe vers Les Sables d’Olonne et de tenir de belles moyennes, mais ils vont aussi ralentir petit à petit à partir de demain soir. A noter par ailleurs, concernant le duo d’Engue&Vic : Victor Jost, blessé à l’épaule, a pris un avion cet après-midi pour rentrer en France. Son équipier, Enguerrand Granoux vient d’être rejoint par son frère afin d’effectuer, en double, le convoyage retour du bateau à destination de Lorient dès ce soir.