Nouveau record pour le duo Lipinski – Beccaria, avec 428,82 milles parcourus en 24 heures !

158 LIPINSKI Ian – BACCARIA Ambrogio – CREDIT MUTUEL

Après avoir battu une première fois son propre record de la plus grande distance parcourue en 24 heures à bord d’un Class40 (415,86 milles réalisés le 6 novembre 2019 en double avec Adrien Hardy lors de la Transat Jacques Vabre) dans le cadre de la 8e édition de la Les Sables – Horta – Les Sables hier après-midi, Ian Lipinski a ensuite régulièrement amoncelé sa performance pour finir par littéralement exploser la distance de référence avec 428,82 enregistrés entre 00h lundi et la même heure ce mardi 6 juillet. Associé à Ambrogio Beccaria, le skipper de Crédit Mutuel qui caracole actuellement en 3e position d’épreuve, a amélioré son record de 12,96 milles en réussissant à tenir la moyenne supersonique de 17,9 nœuds sur 24 heures ! En outre, cela lui a permis de combler une partie de son retard sur les deux leaders, Project Rescue Ocean et Redman qui ne le devancent désormais plus que de 39 milles après avoir compté jusqu’à 62 milles d’avance, lundi, à la mi-journée. Reste que les deux duos de tête ont, eux aussi, déboulé pied au plancher la nuit dernière, avec respectivement 404 puis 409 milles énoncés par leurs trackers entre deux points. « On s’est bien fait secouer. Les vitesses moyennes ont juste été hallucinantes. Dédé le pilote automatique a barré et avec Mikaël (Mergui), on n’a pas lâché les écoutes, à l’abri de la casquette. On a embarqué des tonnes d’eau à chaque fois que le bateau a rattrapé la vague de devant. Ce retour express restera assurément dans les annales de la Class40 ! », a commenté Antoine Carpentier qui, pour sa part, est revenu à moins de 4 milles du binôme Axel Trehin – Frédéric Denis. « On attaque autant qu’on peut dans la fin du vent fort en ce moment. Après une première transition vers du vent moins soutenu et plus refusant dans la matinée, on devrait finir avec du vent plus faible sous spi en fin d’après-midi, ce qui pourrait nous permettre de retrouver des conditions de vie à bord plus acceptables ! », a commenté le skipper de Project Rescue Ocean. De fait, le flux de secteur nord-ouest soufflant entre 20et 25 nœuds avec des rafales à 30 qui les accompagne depuis 36 heures, va faiblir petit à petit dans les heures qui suivent, pour se stabiliser entre 15 et 20 nœuds.

Tout droit pour les premiers, par le nord pour les autres

Les vitesses du trio de tête vont donc légèrement ralentir, et les sorties de pistes devenir moins fréquentes. De quoi reposer un peu le matériel et les organismes avant d’attaquer les 500 derniers milles de la course. « La route pour la fin n’est pas encore hyper calée. Il reste encore du jeu ! », assure Axel qui va donc poursuivre son duel avec les hommes de Redman, et pourrait se présenter sur la ligne d’arrivée entre 11h et 13h, jeudi prochain selon les derniers routages. Des routages qui évoluent assez peu depuis deux jours et qui pourraient donc se révéler assez fiables. Pas sûr, dans ces conditions, que le binôme de Crédit Mutuel parvienne à véritablement revenir jouer les trouble-fêtes. Ce qui est certain, en revanche, c’est que si les cinq premiers – Valentin Gautier et Simon Koster (Banque du Léman) et Luke Berry – Jean-Baptiste Daramy (Lamotte Module Création) compris – devraient conserver du vent jusqu’à la fin, la situation risque d’être drôlement plus complexe pour les poursuivants. En cause, l’anticyclone qui se reforme actuellement à l’Est des Açores et s’étend jusqu’au large des côtes espagnoles. Le gros du peloton va donc non seulement voir ses vitesses de progression chuter nettement à partir de la nuit prochaine, mais aussi devoir rallonger sa route pour contourner la dorsale qui lui barre le passage. La punition sera encore plus rude pour Franz Bouvet et Patricia Hentsch sur Yoda puis Victor Jost et Enguerrand Granoux sur Euge&Vic, les deux derniers concurrents à ne pas avoir encore passé la bouée de Horta. L’un et l’autre sont partis pour batailler méchamment dans de tous petits airs erratiques entre les îles de l’archipel portugais. Ils risquent, par conséquent, de voir leur retard croître de manière exponentielle. Bonne nouvelle toutefois, la Direction de course a publié un avenant annonçant le recul de la fermeture de la ligne d’arrivée à six jours après l’arrivée du 4e. A noter par ailleurs que la paire Charles-Louis Mourruau – Andrea Fantini (Guidi) est repartie ce matin à 5h42 de Horta où elle avait effectué une escale technique, après avoir respecté à la minute près ses 12 heures de pénalité.