Nouvelles de bord du 10 juillet

Message de Maxime Cauwe (Avanade)

« Tout va bien à bord d’Avanade. Le vent est désormais de 8 nœuds. On s’est fait rattraper nous aussi par la molle, mais l’angle n’est pas trop dégueu, donc on avance pas mal. Cette zone sans vent n’aide pas à faire des estimations d’arrivées, mais on est bien content de notre nav et de notre position ce qui fait que ça ne pèse pas trop (juste la perspective de la bière qui commence à tirer). C’est technique de manger sans gaz.  Jules garde le fond d’une sauce de lyophilisée dans laquelle il a mis trop d’eau. Le lyophilisé terminé, il met des pâtes dedans qu’il fait mariner jusqu’au prochain repas. De mon côté, je fais mariner des pâtes dans le jus de boites de thon avec un peu d’eau et d’huile d’olive. Il y a beaucoup de croquant, mais ça passe. Si nos objectifs des prochaines 24h sont atteints, on s’ouvre le saucisson demain. Le point fixe de l’amure de spi a lâché. C’est mieux maintenant qu’il y a 24h, par 25 nœuds. Je prends donc un cours de loop par Jules.  Todo bien sous le soleil donc ! »

Message d’Antoine Magré (E. Leclerc Ville La Grand)

« Compliqué de taper sur le clavier ce matin, tellement ça saute ! L’essentiel est qu’on arrive ce soir et qu’on dormira bien ! Cette nuit n’a pas été facile car le vent était fort et très changeant. On serre les fesses pour garder notre 7e place ce soir ! A ce soir ! (23h au plus tard pour le moment…) »

Pierre Casenave-Péré (Legallais)

« Journée dans la grisaille hier. Un peu humide, mais beaucoup de milles parcourus ! Pas beaucoup de manœuvres et le pilote barre nickel, donc on a pu regarder Kaamelott ! Pareil la nuit. On a glissé tranquillement dans 15-17 nœuds. On a plus de vent que les fichiers, et avec un meilleur angle donc on avance vite vers l’objectif ! La journée s’annonce agréable avec le soleil. On va essayer de cuisiner un peu et de continuer les grandes glissades sous spi, bientôt le long des côtes bretonnes ! »

Message d’Aurélien Ducroz (Crosscall)

« Il nous reste moins de 200 milles avant l’arrivée de cette course assez incroyable. Incroyable de par son parcours sans escale, ses conditions météo atypiques et la jeunesse de notre bateau. Il a été mis à l’eau il y a tout juste un mois. Nous n’avions que quatre jours de navigation à bord avant le départ de la course et l’équipage est parti exténué des derniers mois de chantier. Nous nous avons fini ou mis en place pas mal de choses en mer. Aujourd’hui, il a déjà parcouru plus de 3000 milles en mer ! 3000 milles, qui nous ont permis de le découvrir. 3000 milles qui ont soulevé les quelques points de faiblesse de certains systèmes. 3000 milles qui nous ont surtout permis de nous rendre compte de son potentiel et de ses qualités exceptionnelles. Alors oui, en arrivant nous avons un peu de boulot, mais le Class 40 Crosscall est ce que l’on appelle un bateau bien né ! Ce bateau, j’en suis sacrément fier et je tiens encore à remercier les équipes du cabinet Lombard, de GL composite de V1D2 pour le travail accompli. Je tiens également à remercier, mais surtout à féliciter Marius Damilano pour son engagement total à mes côtés, et sans qui nous n’aurions jamais pu être au départ (désolé il y a un peu de job en rentrant). Je pense également à Lili Capelle, notre « boutologue » fétiche, et bien sûr à l’ensemble de mes partenaires qui m’ont fait confiance depuis le début de cette aventure. Confier la construction d’un bateau de course à un skieur, il faut quand même saluer l’audace ! Ah, j’ai failli oublier, David qui dort juste à côté et qui supporte un mec complètement cramé, et surtout stressé du moindre bruit suspect depuis 15 jours. Un mec qui pose sans arrêt la question : c’est quoi ce bruit ? J’ai évidemment une grosse pensée pour ma famille qui supporte aussi tout ça depuis Chamonix, et que j’ai hâte de retrouver pour quelques jours de repos là-haut dans ma montagne ! »

Message d’Anne Beaugé (Milaï)

« Tout va bien à bord du 101. On perd les repères spatio-temporels dans ce gris ! Baleine (ou cachalot ?) aperçue hier, à proximité du bateau. Vent de 10 nœuds au 265°. Pas beaucoup de pression à 400 milles de l’arrivée ! »

Message d’Olivier Delrieu (Vicitan II)

« Pas d’avarie. Pas de blessure. Sauf d’amour propre ! Notre option météo est une catastrophe. Adieu veaux, vaches, cochons, couvées, classement… Nous sommes toujours sous spi médian. Vitesse environ 5 nœuds. Vent du 270°, 9 nœuds. A Lundi (enfin, pas à ce rythme-là…). »