Nouvelles de bord du 7 juillet

Message de Maxime Cauwe (Avanade)

« Tout va bien à bord d’Avanade. On a 17 nœuds de vent et on est à 145° du vent, donc ça glisse et c’est cool. Jules est à la barre en écoutant des Podcasts, et je vais bientôt le remplacer pour continuer la chasse ! On est parti pour 24-36 heures comme ça, avec encore un peu plus de vent à venir. Il y a pire comme mercredi ! »

Message de Thomas Bulcke (Free Dom)

« Après notre épopée de la nuit de mardi, on a eu quelques heures de sommeil à récupérer. Aux premiers rayons du soleil, on a vu qu’on ne pourrait pas récupérer la drisse de spi dans le mât car elle était tombée dedans. On est un peu déçus, car on pensait pouvoir l’utiliser pour le spi max. Pour l’instant, on fonctionne bien sous Code, alors laissons-nous encore un peu de temps de la réflexion. Il y a du boulot ailleurs. Le cockpit est un champ de bataille, et dans la soute avant il y a tout le spi medium à rechaussetter. On découvre en même temps qu’on n’a pas ramené que le spi dans la nuit. Le bôle de celui-ci a eu le temps de faire office de chalut, et la pêche au plancton a été plutôt bonne. Quelques heures après avoir laissé tout ce petit monde à l’air, il a commencé à régner une douce odeur de crevette morte en décomposition à l’avant du bateau. Après une bonne heure de travail le spi medium était de nouveau parfait. Ça nous a laissé du temps pour penser à une solution pour le spi max :  la drisse de Code qui est sur hook ! Un système qui permet de bloquer la voile en tête de mât. Avec une rallonge en dynéma pour que la chaussette ne se prenne pas dans le hook, on a renvoyé le spi max. Et de nouveau, il y a pu porter le bateau. On était super content de notre manœuvre, et on a pu repartir à une meilleure allure pour chercher le front au nord. Par contre, nous nous sommes fixés une limite de vent maximum. Si nous n’arrivons pas à le déhooker, il faudra monter au mât pour affaler…. Nous ne pouvons donc malheureusement pas l’exploiter à son potentiel max. Les copains ne sont pas loin, ça promet une belle bataille pour retour de cette belle course ! La vie à bord a pris une autre dimension qu’il y a trois jours. On peut se déplacer sans se tenir aux mains courantes. Les nuits tu as l’impression d’être sur un nuage. Le sommeil vient beaucoup plus facilement. D’ailleurs, en parlant de nuit, celle-ci était parfaite, le bateau avançait tout seul à 9 nœuds, la mer était calme, la nuit remplie d’étoiles et il y avait juste pour bruit celui du bateau qui glissait sur l’eau. Ce sont clairement des moments comme ça que l’on est venu chercher sur cette Les Sables – Horta ! »

Message de Luke Berry (Lamotte Module Création)

« Tout va bien à bord, en approche du golfe de Gascogne, à 400 milles de l’arrivée. Le vent ne va pas nous laisser tranquille d’ici à l’arrivée… Changement de voile et vent mollissant à suivre. »

Message de Valentin Gautier (Banque du Léman)

« On est gentiment en train de rentrer dans le golfe de Gascogne et tout va bien à bord. On est toujours sous gennaker et on va bientôt passer sous spi. On est en train d’essayer de « timer » un peu le moment où on va changer de voile. Pour le moment, ça bourrine pas mal. On a retrouvé un peu d’air, on a lofé et ça va plutôt vite. Sur les dernières dix minutes, on marche à 18 nœuds, ce qui est pas mal. Il y a toujours beaucoup de nuages sur la piste. C’est difficile de savoir sous quels nuages on va avoir 30 nœuds et sous lesquels on ne va avoir que 10 nœuds. La nuit a été rythmée par ça : savoir comment se placer correctement par rapport aux nuages, sachant qu’il faisait très noir et que c’était difficile de les voir. On se réjouit de mette un spi pour la première fois de la course ! Après onze jours de mer, ce ne sera pas dommage ! Ça commence à sentir un peu la maison ! »

Message d’Olivier Delrieu (Vicitan II)

« Tout va très bien. Didier vous remercie pour les vents portants. Nous avons envoyé le spi vers 22 heures hier, après avoir bien lutté dans les faibles vents. Deux bateaux sont en vue ce matin. Pas d’avarie à bord. Nous n’avons plus de pile dans la télécommande du pilote, ce qui n’est pas malin, malin. Dans l’après-midi, nous avons eu un festival de baleines et de dauphins. Didier prétend qu’il entendait les dauphins parler au bulbe pendant la sieste, à travers la coque… Nous avons croisé plusieurs « galions portugais », ce qui est de circonstance. Moche bestiole. »

Message de Franz Bouvet (Yoda)

« Après une journée dans le crachin avec une visibilité faible, on est passé à Horta sous le soleil. Le vent est malheureusement retombé et on a une zone de vents faibles à traverser. On a vu de loin un cachalot ou une baleine près de Faial. »

Message de Pierre Casenave-Péré (Legallais)

« La régate bat son plein dans notre groupe et effectivement tout le monde sort de l’anticyclone à peu près en même temps. Le rythme à bord ne change pas trop. On dort et on mange. Ah si, on se prépare pour une journée un peu « bourrin », sous spi a priori. Au moins, on commence à faire du mille dans le bon sens, ça fait plaisir ! C’est toujours très agréable d’être dans des conditions comme celles des dernières 48 heures. On fait sécher, on est à plat, c’est calme… Bref, les vacances quoi ! Allez, maintenant on essaye d’affiner notre arrivée sur les Sables d’Olonne pour essayer de garder les copains derrière ! »

MILAI – Passage de la bouée – Horta – Crédit Armando Castro

Message d’Anne Beaugé
« Tout va bien à bord du 101. La journée de calme a fait du bien, ça glisse facile. Le spi a été ouvert cette nuit, enfin ! On était un peu cassés après le près dans de la mer, et le passage des îles. Nombreuses oscillations, donc pas mal de manœuvres. Le vent pour nous est plus courbé à droite que sur les fichiers. C’est sympa l’anticyclone aussi, ça change ! »

147 THURET Stanislas – JOURDAIN Roland – EVERIAL

Message de Stan Thuret (Everial)

« Le soleil n’est pas encore levé. Nous sommes entre chiens et loups, le moment où la lumière s’éclaircit. On aperçoit quelques nuages gris un peu chargés parce que, ça y est, enfin, on rejoint la petite dépression qu’on a tant attendue. On a eu 7-8 nœuds toute la nuit puis le vent a commencé à tourner, et maintenant on a 11-13 nœuds. On a pu envoyer un spi. La nuit était noire avec des petits dauphins phosphorescents, c’était sympa. Là, il y a quelques oiseaux nocturnes qui tournent autour du bateau. Il y a un dernier croissant de lune, vraiment très mince, qui vient nous dire au revoir, puis une petite barre de lumière orange qui nous indique que la maison, c’est par là-bas, à l’Est. On glisse, on glisse, on glisse. Je viens de voir le classement et de constater que les premiers arrivent sur la Bretagne. De notre côté, on a toute la petite troupe des poursuivants qui nous rattrape parce qu’on a tamponné alors qu’elle a eu plus de pression. On va se retrouver avec du monde à jouer et tant mieux car le temps devient un peu long. Sinon tout va bien. »

Message de Jonas Gerckens (Volvo)

« Ici tout roule. Dodo, réglages, collation. J’ai fait tous les sacs et je n’ai toujours pas trouvé de charcuterie ! Sinon, on a pas du tout la mer du temps. On est dans une mer toujours formée, de 3/4 avant, qui rend notre progression moins rapide que le routage, qui est, pour le moment, notre seul concurrent ! Apparemment, on va visiter une grande partie des îles du Ponant, de Sein à Yeu. On va faire du tourisme ! Tiens, je m’arrêterais bien boire un coup à La Boucane, moi ! Bon, sur ce, l’écoute de gennak m’attend ! »

Message d’Aurélien Ducroz (Crosscall)

« Check… nous l’avons fait d’être au départ, d’arriver aux Açores en tapant fort sur notre bateau bien trop neuf pour ça, et maintenant on rentre, et au portant s’il-vous plaît. 12-15-20-22 nœuds… ça envoie fort, ça pare tout juste les îles sur les portières sous spi medium de tête… Et puis patatras ! Premier ralentissement forcé à cause d’un souci de jeunesse de notre système de safrans dans la nuit. On ralentit, on vérifie et on repart. Tout doux l’ami. Un Hook capricieux et c’est notre J2 qui s’offre une petite baignade, sauvé par les co-skippers-sauveteurs.  Cette fois c’est bon. Le safran nous donnera du travail au retour, mais on doit pouvoir envoyer quand même. Ben alors ? Ça repart ? Non ? Ben tourne la clef… Quoi ? plus de vent ! Dur…

La pleine balle tout droit, ce sera pour une autre fois, nous allons y aller beaucoup plus lentement, et sans doute finir dans la molle dans le Golfe de Gascogne… Mais non, regarde… où ? Mais là-haut, dans le Nord ! On va se placer juste devant un front, dans un joli flux de sud-ouest, et arriver en s’offrant une petite croisière le long de notre belle Bretagne Sud… Ok, pas avant après-demain soir pour attraper ce vent. On ne va pas la gagner c’est sûr, en même temps c’était un peu plié déjà non ? Mais on va rentrer dans de jolies conditions. Regarde, on reste lofé sous petit gennak, cap au 45, à 9 nœuds, et peut-être même qu’on va se refaire Volvo sur ce coup-là.

Que nenni, le bel optimisme « Adreno-GFSique » auquel nous ne demandions qu’à croire ! On se fracasse sur la réalité de l’anticyclone des Açores qui manque tant aux plagistes Vendéens… mais pas à nous ! Bon, c’est quoi le plan C ?… Le plan B en moins bien… Euh beaucoup moins bien… Franchement pire. Il nous reste quoi à manger ? A boire ? Pour charger les batteries, ok ça va le faire, si on arrive dimanche… QUOI ???? DIMAAAANNNNCHEEEE !! »