Pierre Casenave-Péré et Kévin Bloch (Legallais), 10e aux Sables

Pierre Casenave-Péré et Kévin Bloch ont franchi la ligne d’arrivée de la 8e édition de la Les Sables – Horta – Les Sables en 10e position, ce lundi 12 juillet à 00h 56min 18s (heure de Paris). Le duo de Legallais a ainsi mis 14 jours 11 heures 54 minutes et 18 secondes pour boucler les 2 540 milles du parcours entre les Açores et la Vendée. Son écart au premier est de 3 jours 13 heures et 34 minutes. Son écart au précédent est de 13 heures et 28 minutes.

Pierre Casenave-Péré et Kévin Bloch

« On a eu un moment dur, juste avant les Açores. Les deux-trois jours avant l’atterrissage sur l’archipel ont été un peu pénibles. Ce n’était que du près et ça mouillait sur le pont en permanence. On ne pouvait pas trop aller dehors et c’était un peu dur car le bateau n’a pas été pensé pour être confortable à deux. En fait, quand il y a en un qui dort dans la bannette, l’autre n’a nulle part où bien s’installer. A l’extérieur, c’est très humide et à l’intérieur, il n’y a pas de surface plate où s’assoir. Au final, on est content de notre course, mais on ne sait pas si on a appris tant que ça car tout le monde a des bateaux différents et on a navigué assez loin les uns des autres. En revanche, sur le plan de la météo, on a vu vraiment plein de trucs. Le parcours de cette Les Sables – Horta est vraiment super intéressant. Venant du Mini 6.50, c’était la première fois qu’on naviguait en prenant des fichiers météo, des routages, tout ça… du coup ça nous a vraiment permis de nous projeter à deux ou trois jours, de voir ce que se passait vraiment. C’était chouette surtout que c’est toujours compliqué d’aller aux Açores, plein ouest. En arrivant à Horta, on pensait qu’on pourrait repartir comme les premiers, pleine balle, tout droit, mais petit à petit la situation s’est dégradée. On a vite vu que ça ne passerait pas et qu’on se retrouverait sur une route nord. Au final, on n’a rien cassé et tout ça nous met bien en confiance pour la Transat Jacques Vabre en termes de vie à bord, de météo… On avait dit avant le départ que les bateaux similaires avec lesquels on allait se battre étaient le 147 et le 156. Les deux sont derrière à l’arrivée, mais le premier a éclaté un spi et l’autre a fait une escale. Il y avait aussi le 151 avec qui on a bien bataillé jusqu’aux Açores. Sur le retour il nous a collé des milles mais François Jambou est le vainqueur de la dernière Mini Transat, c’est normal qu’il finisse devant (Rires) ! »