Vers un nouveau record des 24 heures en Class40 ?

161 CARPENTIER Antoine – MERGUI Mickael – REDMAN

Fixé par Ian Lipinski et Adrien Hardy le 6 novembre 2019 dans le cadre de la Transat Jacques Vabre avec 415,86 milles, le record de la plus grande distance parcourue en 24 heures en Class40 pourrait-il être battu dans les prochaines heures ? La question est posée et pourrait trouver une réponse très vite. Et pour cause, les trois leaders de la flotte de la 8e édition de la Les Sables – Horta – Les Sables, Axel Trehin et Frédéric Denis, Antoine Carpentier et Mikaël Mergui puis Ian Lipinski et Ambrogio Beccaria, pourraient bien établir un nouveau temps de référence. Propulsés au portant par un flux de secteur nord-ouest soufflant entre 15 et 25 nœuds, les trois tandems tiennent de remarquables moyennes depuis hier. Avec plus de 370 milles avalés entre 13h30 hier et la même heure aujourd’hui, ils impriment une cadence infernale, en particulier le tandem franco-italien de Crédit Mutuel. Ce dernier est clairement le plus rapide actuellement, ce qui lui permet non seulement d’être le plus à même de faire exploser le chrono, mais aussi de revenir sur ses deux rivaux.

161 CARPENTIER Antoine – MERGUI Mickael – REDMAN

Une flotte, deux régimes

Ocean Project Rescue et Redman, qui comptaient plus de 60 milles d’avance sur lui lundi dernier, n’en affichent aujourd’hui plus que 40.  « On n’a pas trainé la nuit dernière, et ça continue d’aller vite aujourd’hui. Ça envoie sévère et on serre un peu les fesses, mais ça passe pour le moment ! », a commenté le double vainqueur de la Mini Transat qui navigue donc pied au plancher, d’autant plus stimulé que le scénario météo l’impose. « Il faut essayer de tenir le wagon de la dépression qui
se trouve devant nous…. Pour l’instant on réussit à se maintenir, voire à la rattraper un peu », 
a ajouté Ian qui devrait, comme ses deux principaux concurrents, profiter quasiment jusqu’à l’arrivée du flux de nord-ouest lié à la dépression secondaire qui remonte vers le nord-est, légèrement plus vite qu’eux. Ce ne sera, en revanche, pas le cas du reste du peloton qui va batailler très bientôt avec l’anticyclone qui se reforme à l’Est des Açores. « La porte de la route directe se referme sur nous. On voit que les copains de devant, Crosscall, Volvo et Everial, tentent le tout pour le tout, mais pour nous, pas le choix, ça sera la route nord », a relaté Antoine Magré, le co-skipper de E. Leclerc Ville La Grand qui bénéficie, pour l’heure, d’un flux d’ouest d’une dizaine de nœuds, mais qui s’attend à être nettement ralenti, cette nuit, au passage de la dorsale. Dès lors, il y aura clairement deux régimes au sein de la flotte, avec un avantage certain pour les meneurs de jeu qui, selon les derniers routages, sont attendus sur la ligne d’arrivée entre 10h et 12h, ce jeudi 8 juillet. « La route n’est pas du tout tracée comme prévu. Comme d’habitude, elle est plus facile pour ceux de devant que pour ceux de derrière », a déploré Stan Thuret (Everial).